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OMS : Relever le défi de l’éradication du paludisme

Publié le : 29 août 2019

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’accélération des travaux de recherche-développement (R-D) pour la mise au point de nouveaux outils de prévention et de traitement du paludisme est essentielle pour éradiquer cette maladie au niveau mondial dans un futur proche. Aujourd’hui, moins de 1% du financement de la R-D dans le domaine de la santé est consacré à la mise au point d’outils contre le paludisme.

L’OMS signale aussi qu’il est urgent d’avancer sur la voie de la couverture sanitaire universelle, d’élargir l’accès aux services et d’améliorer la surveillance pour que la riposte au paludisme soit plus ciblée. C’est ce qui ressort d’un rapport du Groupe consultatif stratégique de l’OMS sur l’éradication du paludisme (SAGme).

« Afin de libérer le monde du paludisme, nous devons redoubler d’efforts pour trouver des stratégies et des outils susceptibles de changer la donne et d’être adaptés au contexte local. Si rien ne change, nous progresserons plus lentement et nous allons même régresser », estime le Dr Marcel Tanner, Président du SAGme.

Le Groupe a publié le résumé d’orientation de son rapport en prévision du forum qui se tiendra le 9 septembre 2019 à Genève, sous l’égide de l’OMS, sur le thème « relever le défi de l’éradication du paludisme ».

Pourquoi il est important d’éradiquer le paludisme

« L’éradication du paludisme à l’échelle mondiale serait l’un des plus grands succès dans le domaine de la santé publique. Avec de nouveaux outils et de nouvelles approches, nous pouvons faire de cet idéal une réalité », dit le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.

L’éradication du paludisme permettrait à la fois de sauver des vies et de dynamiser l’économie.  Ce sont les populations les plus vulnérables dans le monde qui en bénéficieraient le plus en termes de santé. 61% des personnes qui décèdent du paludisme sont des enfants de moins de cinq ans. Plus de 90% des 400 000 décès dus au paludisme chaque année surviennent en Afrique subsaharienne.

Il ressort des analyses du groupe que la mise en œuvre à plus grande échelle des interventions actuelles contre le paludisme permettrait d’éviter deux milliards de cas et quatre millions de décès supplémentaires d’ici à 2030, à condition que 90% de la population des 29 pays qui supportent 95% de la charge mondiale de morbidité bénéficient de ces interventions.

On estime que cette mise en œuvre à plus grande échelle coûterait US $34 milliards pour un gain d’environ US $283 milliards en termes de produit intérieur brut (PIB) total, ce qui représente un rapport bénéfice-coût de plus de 8 pour 1.

Plus d’information : https://www.who.int/fr/news-room/detail/23-08-2019-rising-to-the-challenge-of-malaria-eradication

 

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